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Vaincre ses angoisses, c'est possible !

Face à notre environnement, certains se replient, d’autres n’oseront pas affronter le métro ou l’ascenseur, d’autres encore vont se rassurer dans des comportements répétitifs, compulsifs qui vont les rassurer.

Dans le même temps, chacun rêve de ressembler aux héros que le cinéma ou la littérature nous proposent. En effet, de nombreux films d’aventures nous montrent les exploits d’un homme (ou d’une femme) courageux, téméraire, persévérant, autonome et indépendant.

Qu’ont-ils que nous n’avons pas ? La différence entre eux et nous : la peur.

La peur peut être saine dans une certaine mesure. Cela dit, la plupart de nos peurs sont liées à notre perception du monde et non à la réalité (peu de prédateurs rodent, pouvant nous manger tout cru d’une seconde à l’autre). La plupart de nos peurs est liée à des choses qui n’existent pas : j’ai peur de perdre mon travail (j’en ai un), j’ai peur que l’avion tombe (alors qu’il est en plein vol).

Entre le possible et le probable : l’infini et le fini

Dès qu’il y a de la vie, une part d’inconnu et un pourcentage de risque existe, aussi infinitésimale soit-il.

Les angoisses viennent de la non distinction entre le possible (un accident de voiture, une panne d’ascenseur est possible), et le probable (le probable correspond à la probabilité que les choses surviennent effectivement).

Quand on parle de possible, le risque est infini et illimité, alors que le probable est limité (le fait que les assurances se portent bien en est la preuve).

L’angoisse est  une peur qui se cristallise dans certains comportements car nous ne faisons pas la différence entre le possible et le probable. De ce fait, nous vivons dans un monde empli de souffrances, pertes, douleurs… qui n’existent pas.

 Que faire ? Devenir adulte

Chacun de nous possédons en nous :

- une part d’enfant (notre côté joueur, créatif ou obéissant),
 
- une part de parent (quand nous donnons des ordres ou quand nous protégeons, cajolons),
 
- une part d’adulte (quand nous raisonnons, prenons du recul).

La peur correspond à notre enfant intérieur. L’enfant a peur de tout, il a besoin qu’on le rassure (surtout maman). Et l’enfant est aussi capricieux et a du mal à accepter la frustration.

L’objectif pour vaincre ses peurs est de développer sa part d’adulte. Un adulte est celui qui a conscience que la réalité est ce qu’elle est, il fait face de façon autonome.

Pour Giulio Cesare Giacobbe (voir « ceux qui me font avancer »), l’augmentation des angoisses et autres dépressions propres à nos sociétés « développées » est liée à cet enfant en nous. Les papas et mamans dans de nombreux cas ne lâchent pas le bambin. De ce fait, ces derniers ne sont pas confronté aux principes de réalité permettant de devenir adulte : devoir faire un choix (c’est-à-dire abandonner quelque chose, ne pas avoir tout ce qu’on veut, avoir d’autres personnes qui s’opposent à nous…).

À noter, que souvent, quand papa et maman ne sont plus là : l’époux ou l’épouse, le patron ou toute autre personne reprendra le rôle de papa ou maman, le chien joue également très bien ce rôle (il ne lui manque que la parole, mais justement, ça peut aider… car avec lui, on a toujours raison).

Nombre d'entre nous sont donc devenus des névrosés infantiles. Les névrosés infantiles vivent un manque affectif en permanence.

Pour « guérir », les obstacles doivent passer au niveau de la raison. Sans cette étape, la personnalité infantile domine et la souffrance également.

Apprivoiser son enfant intérieur, développer sa part adulte.

Il ne s’agit pas, pour vaincre ses angoisses, de faire disparaître son enfant intérieur. Chacune de ses parties en nous (parent-enfant-adulte) est utile selon les moments de notre existence.

Chacun a sa place et est indispensable selon les situations :

- l’enfant est celui qui saura demander de l’aide ou s’excuser,

- le parent celui qui protégera,

- l’adulte est notre capacité à agir avec détermination et patience.

Il s’agit de quantifier (et oui, quantifier) la présence de chacun. Pour cela, il sera judicieux de travailler sur sa banque de mémoire relative à chacun de ces états. Quand on est quelqu’un qui a beaucoup d’angoisses, il est probable que l’enfant soit devenu dominant au niveau interne. De ce fait, notre pensée interprète la réalité en « enfant » : je veux, j’ai peur, j’ai pas envie… du coup, frustration et insatisfaction chronique en vue !

L’objectif pour aller mieux n’est pas de chasser l’enfant mais de l’apprivoiser et de lui faire accepter qu’il doive s’éloigner parfois.

L’objectif est de développer sa part d’adulte ;  apprendre à être autonome.

C’est-à-dire :

-          développer une pensée juste,
-          accepter la réalité (la réalité étant que tout s’écoule et se transforme en permanence),
-          tout est lié,
-          être présent au réel (qui est la seule réalité),
-          aimer malgré tout.

Comment faire ?


Première étape : avoir envie de changer. Vraiment ! Car, on s’est habitué à nos souffrances et quelque part, on les aime. Il n’est pas rare de rencontrer une personne désireuse d’avoir des conseils et d’aller mieux. Mais très vite, viendront des messages du style : « j’ai toujours été comme ça, je ne changerai pas… », « C’est génétique, c’est dans la famille… », « c’est trop cher... », « je n’ai pas le temps… ». Toutes ces réponses sont des faux prétextes et des peurs pour démarrer un changement. Et oui, non seulement, vous pensez qu’un accompagnement coûte cher mais en plus, c’est vous qui faites les ¾ du travail !

Deuxième étape : travailler sur soi : par un travail accompagné avec une personne qui vous permette de travailler sur vos images mentales et qui vous aide à les modifier. Vous ne pouvez pas changer certaines choses de la réalité mais vous pouvez changer votre manière de la percevoir et de la vivre. L’exercice du dialogue interne est une technique fort utile pour avancer. Un dialogue entre l’enfant, l’adulte et le parent qui sont en vous.

Troisième étape : en modifiant, petit à petit, certaines choses dans votre quotidien. Oser faire des choses qui vous semblaient impossibles pour petit à petit, reprendre confiance en vous. Sans violence, sans précipitation, reprendre possession de tout son potentiel qui a été écrasé par une sous-estimation de ses capacités.

Et oui, vaincre ses peurs, c’est possible !

Article largement inspiré de la lecture de Giulio Cesare Giacobbe :

Même pas peur, manuel provoquant pour se libérer de nos angoisses inutiles, First Editions, 2011 ; Comment devenir Bouddha en 5 semaines, First Editions, 2010

 Giulio Cesare Giacobbe : philosophe et psychologue italien.

Il a une capacité à faire prendre conscience de contrainte interne avec facilité. Son style est drôle et charmeur, il peut paraitre léger.

Il propose un nouveau concept : la « psychologie évolutive » (un peu d’analyse transactionnelle avec le parent-adulte-enfant, un peu de gestalt, de PNL, d’hypnose…), permettant de soigner la plupart des névroses « classiques » (dépressions, angoisses, phobies, manies). L’idée essentielle : devenons adultes ou Bouddha selon ses ouvrages ; apprenons à accepter la réalité, apprenons à dominer nos frustrations, apprenons à être autonome, confiant et joyeux. Comme beaucoup de « justes penseurs », c’est un résilient qui a connu l’injuste. En effet, il a perdu un fils à l’âge de 27 ans d’une grippe. Je le cite parlant de cette perte (in Devenir bouddha en 5 semaines) « en mourant, il accompli un miracle. Il a transformé son père, ce pécheur invétéré, en bouddha. […] ma vie a été transformée, j’ai connu l’Éveil ».