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Position de vie +/+

Si nos enfants seront ce qu’ils sont, nous pouvons néanmoins y mettre notre empreinte.

Un adage nous dit que des chiens ne font pas des chats ; pourtant, dès qu’on a des enfants, il est fréquent de constater que chacun est différent et particulier. Ces différences peuvent se voir dès les premiers jours.

Pourquoi ? Parce qu’ils ont leur personnalité. Toute la difficulté pour un parent est d’arriver à laisser chacun de ses enfants devenir ce qu’il est.

Cela l’est d’autant plus que l’un ou l’autre est très différent de ce que l’on est ; vous êtes sportif, il n’est heureux qu’assis devant l’ordi. Vous aimez lire, rien ne peut lui faire plus plaisir que d’aller faire les magasins. Ou l’inverse…

J’ai la conviction que notre rôle de parent, d’adulte, est de lui permettre de s’épanouir ; qu’il soit une rose, une tulipe, un hortensia ou un cyclamen…

Une règle simple peut servir : avoir une communication « ++ » et lui permettre de développer ce qu’il « est de meilleur ».
De plus, cela développera chez lui des relations avec les autres plus saines et respectueuses.

Eric Berne dans les années 50 s’est intéressé aux relations entre les individus : il a observé comment les gens échangeaient, discutaient, négociaient… Il a créé ce qu’on appelle l’analyse transactionnelle. Parmi tous ces concepts, il y a une idée simple, utile pour toutes nos relations et importante à développer chez nos jeunes : la position de vie ++.

La position de vie

La position de vie est la perception de la valeur relative que nous nous accordons et que nous accordons à l’autre.
Il y a 4 positions possibles :

+/+ : je suis valable, tu es valable
+/- : je suis valable, tu n’es pas valable 
-/+ : je ne suis pas valable/ tu es valable 
-/- : je ne suis pas valable/ tu n’es pas valable

À l’âge adulte, ce sont des positions internes. C’est-à-dire qu’on ne les exprimera pas clairement.

Mais, ils seront issus de messages entendus pendant son enfance.


Mais qu’est ce que tu es bête, qu’est ce que je vais faire de toi !

Nous avons peut-être déjà entendu quelqu’un dire à son enfant : « mais que tu es bête ! Mais qu’est ce que je vais faire de toi ?! ». Dans ce cas, nous sommes face à une attitude qui amènera probablement à une position de vie -/-  ou -/+ : je suis nul et toi tu es nul ou tu es bien plus fort que moi. Ce sera un adulte plutôt complexé, qui se dénigrera, se soumettra, sera dans des relations dominé-dominant.


Il est vraiment incroyable mon chéri, c’est lui le meilleur !

Nous avons aussi les attitudes inverses. La mère de famille qui s’émerveille devant un dessin (ou un collier de pâtes ou un  pot en pâte à modeler) ; regardant cette œuvre comme celle d’un génie : « ce que tu as fait est Maaagnifique, tu es vraiment un génie, je vais accrocher ton œuvre dans le salon afin que tout le monde voit comme tu es merveilleux ! » S’il est important de valoriser et rassurer son enfant, il ne faut pas le surestimer et lui laisser croire que tout ce qu’il fait est du meilleur goût. Cela créera chez lui une attitude de supériorité. Dès qu’il rencontrera l’enfant de la voisine qui tient le même discours à son enfant, se développera un rapport de compétition excessif. Dominer, ridiculiser, écraser l’autre risque fortement de devenir un comportement inéluctable. Et l’ « autre » pourra parfois même être cette mère qui « voulait le protéger ».


Ce que tu fais est très bien, continue ! Regarde d’ailleurs comment font les autres

Lui donner le goût de bien faire, de faire de son mieux (et juste un peu plus), le féliciter pour son travail, le rassurer et l’aider s’il y a des difficultés en l’encourageant amène l’enfant à prendre confiance en lui, à observer et chercher à mieux faire.

C’est une posture où on lui transmet l’idée qu’il peut gagner sans que cela soit lié à ce que l’autre gagne ou perd. C’est l’idée que chacun peut gagner, là où il est.

Développer chez lui cette attitude lui permettra de se respecter et de respecter l’autre. Cela ne suffira pas toujours à l’autre de se comporter de la même manière, mais cela pourra y contribuer et surtout, cela diminuera les risques de se trouver dans des situations négatives de soumission ou de manipulation. En tous cas, elle permettra la prise en compte de ses besoins, de ceux de l’autre ainsi que d’évaluer les limites de chacun.

Si vous êtes en train de vous dire : « ceci est bien joli, mais dans la vie il faut se battre et si je veux la place, je dois pousser l’autre ». Vous êtes dans une position +/-. Il est probable que face à certaines personnes : vous soyez admiratifs et soumis, là vous êtes en -/+. Cette posture est pour moi, plus source de souffrance que de développement. Et elle ne permet pas d’aller plus haut, plus loin, plus fort que celle proposée comme idéale.

En tenant un discours équilibrant chez son enfant, on lui permet de devenir un adulte bien dans ses pompes, responsable, autonome et respectueux des autres.

Envie d'aide pour vous car vous sentez que vous n'arrivez pas à éliminer chez certains comportements, ou pour votre enfant que vous sentez en souffrance psychique (tristesse, colère...) ou physique (mal de tête, de dos, de ventre...). N'hésitez pas à m'envoyer un message si vous avez des questions.