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J’en ai plein le dos ! ou le syndrome du « il faut »

Au  travail, parmi nos amis et même dans sa famille, chacun peut repérer deux catégories de personnes : ceux qui vont bien et ceux qui en ont « plein de dos ». On pourrait se dire que ces derniers ont plus de travail, plus de contraintes à gérer. Or, ce n’est souvent pas le cas. Si on observe plus attentivement « ceux qui en ont plein le dos », on peut observer certains éléments :

Ils se plaignent, ils souffrent et souvent on les entend dire : « tout ce que je fais pour les autres ! »

Ce peut être le collègue qui se plaint en permanence d’avoir trop de travail, de faire des heures supplémentaires. Mais c’est aussi la mère qui trouve que ses enfants lui prennent trop de temps et qui refusera qu’on l’aide. Cette même mère qui s’occupera, dans le même temps, de ses parents, qui ont besoin qu'elle fasse leurs courses ou réparer un appareil à la maison.

Ces personnes ont le syndrome du « il faut ». Peut être en êtes vous !

Le syndrome du « il faut » est cette tendance à s’imposer des obligations qui ne vous reviennent pas obligatoirement.

Il faut être gentil,

Il faut aller voir ses parents,

Il faut sourire à cette personne, même si elle n’est pas sympathique.

 Attention, toutes ces activités peuvent être agréables (et sont même recommandées) si on ne le fait pas parce qu’ « il faut » mais parce qu’on en a envie.

 Que s’est-il passé ?

Si on regarde le passé, on retrouve un discours parental marqué par des connotations, des sentiments d’obligation : « si tu es gentille, tu vas faire les courses pour maman », « si tu es gentil, tu obéis à ton instituteur ».  Et de manière cachée, on poussera l’enfant à viser la perfection.

La difficulté vient du fait que le discours parental est vérité pour l’enfant. Et cette vérité est binaire : c’est bien ou c’est mal. C’est bien d’obéir à l’autorité donc, forcément, c’est mal de ne pas obéir.

On crée ainsi des obligations internes qui, à la base, n’étaient pas le but des parents.

Dans les situations qui surviendront, il y aura peut être un chef qui ne sera pas juste, mais il faudra lui obéir, car « c’est bien, d’obéir ». De ce fait, soit on obéit (car il faut obéir) et on ne se sent pas bien, soit on n’obéit pas (car ce n’est pas une bonne idée) et on ne se sent pas bien non plus.

 Là où va s’instaurer la colère, c’est quand le collègue ne fonctionnera pas de la même manière. Il n’obéira pas à « il faut » mais donnera son avis ou refusera de faire une tâche si elle n’est pas justifiée. Colère qui sera encore plus importante quand ce sera lui qui aura la promotion et pas vous : « après tout ce que vous avez fait ! ».

Si, à l’origine, le but est de bien faire, d’atteindre la perfection, on perd l’énergie, son estime de soi et du coup on perd en efficacité. Je suis une bonne mère, je dois donc faire les courses, je dois bien faire mon travail, je dois être attentive à mon conjoint, à mes parents. Le risque est l’épuisement, c’est le sentiment d’échec et si l’on atteint un certain seuil : la dépression.

Quoi faire pour éviter la grande fatigue ?

Quelques principes simples sont très efficaces.

Quand vous en avez envie :

1. Mettez-vous au balcon : regardez ce que vous avez fait avec un regard distancié, comme si ce que vous regardez a été fait par une autre personne que vous. Regardez ce que vous pouvez améliorer avec bienveillance, donnez-vous des conseils et aussi et surtout félicitez-vous. Donnez-vous autant de points positifs que de choses à améliorer. Par exemple, je n’ai pas eu le temps de faire les courses, on mangera des pâtes mais par contre, j’ai pris du temps avec mon fils et je l’ai aidé pour son exercice de français.
 
2. Vérifiez les exigences de ceux qui vous entourent. Observez à quel point les gens attendent moins de vous que ce que vous pensez.

3. Arrêtez de jouer les martyrs. Là, où vous avez des difficultés, demandez de l’aide.

4. Accordez-vous des journées libres : pas de lessives, pas de repas à faire, pas de courses, et faites vous plaisir : un sport, un ciné, un livre… Ce sera l’occasion à votre conjoint et à vos enfants de montrer leurs compétences culinaires (même si les pâtes sont un peu trop cuites et la casserole mal lavée au départ, et bien, ce n’est pas grave !).

Et pour vraiment changer, je vous accompagne. Très généralement, ces attitudes sont le fruit de messages envoyés lors de votre enfance. Avec le travail de verbalisation, d'olfaction et d'écoute de fréquences soniques, non seulement nous informons votre mental mais également tout votre corps et toutes vos cellules que vous vous libérez de ces souvenirs. Petit à petit, vous allez ressentir le changement et vous transformer durablement.