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Digital native

Voici quelques éléments pour comprendre votre jeune. Car effectivement, il ne vit pas dans le même monde que vous. Cela dit, parfois, découvrir et comprendre théoriquement ne permettent pas de gérer angoisses, tristesse, découragement ou colère... Grâce à ma démarche innovante, utilisant des fréquences soniques et l'olfaction d'huiles essentielles, je peux vous permettre de vous libérer ou de libérer votre enfant de ses souffrances émotionnelles (qui peuvent se traduire par des maux de tête, de dos, des cauchemars...)
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Description d’une nouvelle tribu : les digitals natives

Il y a quelque temps, la notion de génération Y était dans de nombreux ouvrages : qui est la génération Y ? Comment gérer la génération Y ?

Cette génération est déjà dans le monde professionnel (c’est peut-être vous qui lisez). Actuellement, la plupart de nos apprenants sont ce qu’on appelle des « digitals natives »
 
Mais d’abord,  pourquoi les appelle-t-on ainsi ?
 
Leur nom vient du fait qu’ils font la plupart de leurs activités avec les doigts : téléphoner, écrire, travailler, créer des contacts, échanger, manger…

Ces derniers sont appelés affectueusement les poucets et les poucettes (car fonctionne avec les pouces) par Michel Serres.

Dans quel monde vivent-ils ?

Ils n’habitent plus dans le même espace temps que celui avant l’an 2000.
 
Ils sont dans un monde matériel.

La plupart ont perdu contact avec la nature et les repères qu’elle donne, notamment concernant le temps et l’espace. Ils habitent un « monde plein » au sens démographique : dans des grandes villes, dans des immeubles ou quartiers pleins de maisons. Rares sont ceux qui ont vue sur une campagne, encore moins des vaches ou des moutons (sauf pour les passionnés de « l’amour est dans le pré »).

 Le rapport à la vie est différente des générations précédentes :

-   Car la plupart va vivre vieux. Il y a 100 ans la fidélité et un engagement de mariage valait pour une décennie et non cinquante ans. Il y a 100 ans, on héritait vers 30 ans et non à la retraite.

 -  Car ils n’ont pas connu la guerre, la famine, l’épidémie : ils ont moins souffert « statistiquement parlant ».  Les morales (laïques ou religieuses) étaient là pour soulager ces « douleurs inévitables », aucune morale à ce jour ne les a remplacées.

 -  Car ils n’ont plus la même généalogie : ils ont été conçus et conçoivent les bébés de manière programmée. Les mères sont plus âgées, les divorces sont pléthores.

Ils se côtoient de cultures différentes : plusieurs religions, langues, mœurs se rencontrent sur les bancs des écoles et universités.
Et surtout dans un monde de l’esprit.

Les médias se sont saisis de la fonction d’enseignement, ils sont éduqués par la publicité, par la télévision par internet. Formaté par les médias, leur faculté d’attention a été réduite (7 sec par image, 15 sec pour répondre à une question).

Ils accèdent à tous et à tout. Grâce au smartphone, on accède à qui on veut, quand on le veut, dans tous lieux. Quand on cherche une info, la toile propose des choix multiples, en quelques secondes. 

 Ils n’ont plus la même tête : ils habitent le virtuel, ce qui génère une modification des zones corticales utilisées chez chacun de nous : ils savent manipuler plus d’informations à la fois.

 Ils écrivent autrement. Nous sommes passés de l’ère de la dactylo à l’envoi de SMS.

 Ils parlent autrement. Le dictionnaire  s’enrichissait d’environ 4 à 5 000 mots tous les 20 ans. La prochaine fois, il y aura 30 000 mots supplémentaires. Notre langue sera aussi différente pour nos successeurs que l’est pour nous celle du Moyen-Âge. Cela s’explique en partie par les mutations professionnelles : « la langue a changé, le labeur a muté ».

« Sans que nous nous en apercevions, un nouvel humain est né, pendant un intervalle bref, celui qui nous sépare des années soixante-dix. Il ou elle n'a plus le même corps, la même espérance de vie, ne communique plus de la même façon, ne perçoit plus le même monde, ne vit plus dans la même nature, n'habite plus le même espace. Né sous péridurale et de naissance programmée, ne redoute plus, sous soins palliatifs, la même mort. N'ayant plus la même tête que celle de ses parents, il ou elle connaît autrement. » Michel Serres

Quoi et comment transmettre à cet individu ?

 Nous appartenions à des groupes qui ont explosés : régions, religions, ruraux, sexes, patries…

Appartenance qui disparaissent : difficulté à vivre en couple, à tenir en classe, à faire équipe (coupe du monde de foot 2010).

 Avant le savoir avait un corps : le sage, le griot, l’enseignant.

Avant le savoir avait un espace : la classe, la bibliothèque, l’école.

 Aujourd’hui le savoir est partout, dilué, distribué, non concentré.

Ce changement se répercute également à la maison, au travail.
  
 Nous sommes dans une phase de changement où les dirigeants, ceux qui diligentent les réformes sont issus de l’époque révolue. Ce qui génère des modifications comme des « emplâtres sur des jambes de bois. […] Or les emplâtres endommagent le tibia même artificiel : les rapetassages déchirent encore plus le tissu qu’ils cherchent à consolider. »

 Cela dit, c’est une période qui correspond à la naissance d’un nouveau monde. Face à cela, à nous d’inventer « d’inimaginables nouveautés ».

 Source : Michel Serres, dans  Le monde du 05/03/11 : « Éduquer au XXème siècle »

Christelle Blas