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Avancer malgré la frustration

Notre vie nous amène régulièrement à ressentir une agitation interne, une insatisfaction, un mélange de colère et de jalousie, un sentiment d’injustice et d’impuissance. Cet état est ce qu’on appelle la frustration. La frustration est souvent le fruit d’une déception liée à des espoirs anéantis.

On a beau savoir que la vie est injuste, notre cerveau et notre cœur peuvent avoir du mal à s’y habituer. Alors que faire ? Geindre ou devenir agressif ? Jouer la victime ou vouloir nuire et se créer des obstacles à venir ? Ces 2 attitudes ne feront que développer une insatisfaction sans fin.

 Voici quelques propositions que j’illustrerai par 3 exemples :
  • je joue au tennis et je perds (alors que je suis excellent)
  • je dois aller chercher des papiers administratifs et je vais devoir faire une queue de 30 min (alors que j’ai d’autres choses bien plus importantes à faire)
  • je cherche à progresser professionnellement et je n’y arrive pas (alors que je suis super compétent)

Pour être moins frustré, je dois être plus humble

Les parenthèses me permettent de donner un premier élément de réponse. En effet, la frustration vient d’un sentiment d’injustice qui sous-entend que nous ne méritons pas ce qui nous arrive car nous valons mieux que cela. Peut-être faut-il admettre qu’un autre joue mieux que nous, ou que nos compétences ne sont pas celles souhaitées. De même, est ce que le temps que je passe devant la télé ou devant internet, sont si « importants » et utiles que cela ? La frustration est aussi une vexation qui nous renvoie à un réajustement de notre ego. Et oui, frustré, je dois admettre que je dois faire le point avec moi-même.

Pour être moins frustré, je dois prendre du recul


À bien y regarder : est-ce si dramatique que cela ? Est-ce que le sport que je fais n’est pas - en premier lieu prévu - pour me détendre, pour m’amuser ? Les 20 minutes à attendre peuvent être l’occasion de  découvrir la vie autour de soi (notamment les gens frustrés qui râlent et dont l’attitude ne leur permettra pas d’aller lus vite mais donneront une image négative). C’est aussi l’occasion d’écouter de la musique ou une émission de radio dans vos oreillettes ou de lire cet article qui traine dans votre sac et que vous n’avez pas encore réussi à lire. Et ce poste que vous enviez, était-il vraiment si idéal que cela ? Que perdiez-vous à l’avoir : des collègues sympas, une autonomie et une liberté ? Vérifiez, vous allez voir qu’il aurait apporté certains désagréments.
 
 

Pour être moins frustré, je dois faire confiance

Rien n’arrive par hasard, il est important d’être acteur de sa vie et en même temps, nous savons tous qu’une partie des événements survient sans l’avoir complètement prémédité. Pensez aux bonnes choses qui sont arrivées, aux joies inattendues. Comment avez-vous trouvé votre amour, votre travail ? N’y a-t-il pas eu une part de hasard, de chance, de Dieu dans tous ça ? Faire confiance, c’est accepter cette partie inconnue de la vie qui fait que les choses arrivent ainsi. Pourquoi ? Je ne le sais pas, mais quelque chose fait que cela devait être ainsi et que c’est une bonne chose pour nous. Je vous propose pour illustrer cette idée de lire dans « contes, légendes et histoires » : chance ou malchance ?

J’entends certains qui disent : « Facile de dire cela ! C’est pour se rassurer mais ça n’est quand même pas juste. Et du coup, je ne peux jouer le match suivant, ou je ne gagne toujours pas plus… ».  Non, ce n’est pas facile, ce n’est pas non plus un masque face à la réalité. C’est une gestion de cette réalité. Prendre le parti de rester dans la déception et la colère ne pourront qu’engendrer des émotions négatives et des actes souvent regrettés à terme. Certains diront que c’est cette colère qui permettra de réagir et continuer à se battre. Cette colère n’est pas indispensable car, faire le point, prendre du recul, faire confiance ne veut pas dire : ne pas agir pour atteindre ce qu’on désire. Bien au contraire, ils permettent de se réarmer pour continuer le combat ; avec plus d’humilité, de patience et de respect.

Christelle Blas